Voilà des femmes et des hommes qui peuplaient notre quotidien de leur "B'jour M'sieur..." et qui se sont définitivement  effacés de notre environnement. La disparition de ces "petits boulots" a d'énormes conséquences sur notre système, creusant un peu plus le fossé entre les couches sociales qui ont de ce fait de moins en moins de chances de cohabiter ou tout simplement de se croiser. Priver une société du mélange naturel de ses différentes composantes, c'est comme séparer les membres d'une famille. Les riches ne croiseront plus jamais les classes moyennes qui s'appauvrissent, et encore moins les classes pauvres qui enflent, et ce sont ces mêmes opulents, bien moins nombreux, qui finiront de fait dans des ghettos.

On a remplacé ces métiers de contact par des machines, privant ainsi plusieurs catégories de travailleurs, ceux défavorisés par l'absence de formation ou l'illettrisme, les handicapés moteur ou mentaux légers qui pouvaient ainsi se maintenir dans le tissu social ou tout simplement l'étudiant qui trouvait là un moyen pratique de financer ses études et son logement.
Oui mais on crée des emplois pour fabriquer ces machines... Mensonges, car des machines fabriquent les machines et si on a remplacé les hommes c'est que cela coûte moins cher et ce qui coûte moins cher rapporte plus. Là encore c'est un leurre, car ce qui procure ainsi plus de profits alourdi considérablement la charge des démagogiques systèmes d'assistance qui étouffent et se meurent, allocations chômage, logement, familiale, handicapés... et qu'en plus, ces laissés pour compte ne sont plus de bons consommateurs.

Voilà que le serpent se mange la queue, demain il n'y aura plus de caissières dans les supermarchés, plus de vendeurs dans les grandes surfaces, plus d'hôtesses dans les avions... la liste est trop longue pour ce petit article, mais une chose est certaine c'est que faute de boulot, plus de moyens et que faute de moyens, il n'y aura plus de clients dans les supermarchés ni de passagers dans les avions.
Vous riez ?
"Les gens auront toujours besoin de manger, de s'habiller, de se déplacer.." j'entends par ici.
Mais j'entends la misère qui gronde par là-bas.
Prenez garde à vous, mammouths de la grande distribution, monopolistes de l'énergie et de la communication, Merlins enchanteurs de la finance, le vent tourne et de vendeurs, vous risquez de devenir clients, mais d'un produit qui n'a d'autre valeur que la colère qu'en auront nourri les hommes.